Comment bien démarrer son compostage

Toujours dans mon défi de créer mon jardin en permaculture,  et en plein hiver, je prépare le terrain Winking smile. Du coup je me lance dans le compostage. J’ai la chance qu’autour de Toulouse, la collectivité mette en place un Programme Local de Réduction des Déchets. Ce programme, vise à inscrire la réduction des déchets «à la source» dans la politique de développement durable du territoire. Et une de leur action est de proposer à chaque foyer, des solutions de compostage. Entre 15 et 25 €,  ils proposent des composteurs en bois ou plastique recyclé, de 320 à 620L. Je pars sur la solution bois de 320L à 15€. C’est une bonne affaire quand je compare à ce qui est proposé dans le commerce, cela tourne plus vers les 80 euros minimum. Et en plus ils proposent une rapide formation pour démarrer dans de bonnes conditions.

Si cela vous intéresse, renseignez vous auprès de votre collectivité, des solutions similaires existent peut-être aussi à cote de chez vous. Pour la région toulousaine,  suivez ce lien

Tout d’abord, Qu’est ce que le compost :

C’est une décomposition naturelle de matière organique qui se fait à l’aide de décomposeurs (champignon, vers, bactéries…). Ces décomposeurs agissent avec l’aide d’air et d’eau.

Le procédé est le même que les humus dans les sous bois.

 

Pourquoi composter ?

Il y a 2 intérêts principaux :

1 Réduire le volume dans nos poubelles (vous allez voir, que l’on peut mettre beaucoup de chose dans le composteur)

2 Transformer ces déchets en fertilisant pour vos plantes et jardin potager. Ou comment joindre l’utile à l’utile…

 

Les aprioris

Le compost : Ça pue ! C’est trop compliqué et c’est plein de mouches…

FAUX

Si vous suivez les quelques principes qui suivent.

Que mettre dans le composteur ?

Même si le but est d’avoir un mélange le plus varié possible, il faut diviser les apports en 2 catégories, le BRUN, et le VERT. Chacune de ces deux catégories doit être mise à 50% dans le composteur.

Le BRUN : Sec et dur.  C’est l’apport de carbone qui permet une bonne aération et un drainage

Le VERT : Mou et humide. C’est l’apport azoté. Ce décompose rapidement. Cela humidifie le mélange pour le développement des bactéries.

image

Malgré tout ce que l’on peut y mettre, il y a tout de même certains interdits ou restriction, car un composteur n’est pas une poubelle :

A ne pas mettre dans le composteur :

  • Agrafes, plastiques, tissus synthétiques, verre, métaux, autocollants, sacs d’aspirateur,
  • Bois traités, vernis ou peints,
  • Produits toxiques, charbon de bois, filtres de cigarettes.

Non recommandés ou avec précaution

  • Restes de viande, os, poisson,
  • Herbes indésirables ou montées en graine (ortie, chiendent, liseron…)
  • Végétaux traités, malades ou parasités
  • Résineux: thuyas, cyprès…
  • Terre, litière d’animaux,

Apports par petites quantités :

  • Restes de repas (non gras),
  • Cendres de bois (par saupoudrage),
  • Pain,
  • Coques de noix, noyaux de fruits,
  • Tontes de gazon fraîches et sèches,
  • Feuilles de journal, mouchoirs en papier et feuilles d’essuie-tout (non gras).
  • Produits laitiers

Je vous propose un petit récapitulatif pour accrocher au-dessus de votre poubelle, ou de votre composteur. cliquez sur l’image pour le télécharger :

quoi mettre dans le composteur ?

Mise en application

Le lieu de mise en place

  • Choisissez un terrain plat
  • Accessible facilement de la cuisine, (histoire de ne pas avoir à traverser tout le jardin en pleine nuit au cœur de l’hiver)
  • Proche d’un point d’eau, pour facilement garder le compost humide.
  • A l’abri du vent
  • Mi-soleil, mi-ombre.
  • Dégager à l’avant pour pouvoir manœuvrer le compost quand il y aura besoin
  • A même la terre pour éviter les taches au sol

La fabrication :

Rien de bien compliqué. Même mon escla…. pardon… ma fille a réussi à le monter toute seule. #Mercilesenfants

Fabrication composteur        Fabrication composteur 2

Faites des réserves

Autant le vert arrive de façon régulière avec les déchets de la cuisine, autant le brun est un peu plus difficile à trouver.

Donc cet automne, faites vous une réserve de feuilles mortes à côté de votre composteur dans laquelle vous viendrez puiser pour compléter, en brun, les apports de vert.

Préparation

Disposez au fond du composteur des branches grossières avec du brun bien humide.

Faciliter en fragmentant

Plus les apports seront découpés, broyés, déchiquetés… Plus la décomposition se fera rapidement, donc, pas d’hésitation avec vos sécateurs :

  • Les branches jusqu’a 1 cm de grosseur
  • Les gros morceaux de légume et de fruit, les trognons, les peaux de fruit dur (melon, ananas…)
  • Les carton brun (rouleau de papier toilette, boite de pizza…)

50% de verts 50% de brun

A chaque apport de vert, recouvrir d’une quantité équivalente de brun. Utiliser le même récipient pour mesurer, pour avoir un volume identique.

Couche compost

 

1er secret AÉRATION :

A chaque apport, gratter un peu de manière superficielle.

Plus en profondeur, quelques fois par an :

  • Sortir à l’aide d’une fourche la totalité du contenu en cours de décomposition et laisser au fond si il y a déjà une partie mature. (C’est pour cela que c’est plus facile dans un composteur qui à la partie avant amovible
  • Remettre les matières en secouant et cassant les parties les plus tassées et compactées
  • Bien répartir en surface

 

2ème secret Humidification

Le compost doit être humide comme une éponge essorée. Pour savoir si c’est bon, faites le test de la poignée : Avec un gant, prenez une poignée de matière du cœur du compost, et presser. Il doit y avoir quelque gouttes qui perlent sur votre gant, comme avec une éponge essorée.

  • Si c’est trop humide : cela empêche l’aération, et il y a risque de pourriture et de mauvaises odeurs.
    • Ajouter de la matière, surtout du brun.
    • Vous pouvez sortir de la matière, pour l’étaler et la faire sécher avant de la remettre.
  • Si c’est trop sec : cela ralentit le processus
    • Profiter de l’humidification naturelle, et pré-humidifier vos apport de brun.
    • Rajouter de l’eau.
    • En cas de fortes chaleurs, recouvrir la matière d’un carton brun humide, cela limitera l’évaporation

 

Ça y est c’est fini ?

D’abord il faut reconnaître le compost quand il est mur, ce qui peut prendre entre 7 et 10 mois.

Il doit être d’une structure homogène, granuleuse, de couleur brun fonce, avec une odeur de sous bois.

compost

 

Il peut avoir plusieurs utilisations :

Avant maturité, le compost s’utilise en paillage nutritif (uniquement à la surface du sol).

Dans le jardin :

  • autour de plantes, éparpiller en couche de 3 cm d’épaisseur,
  • autour des arbustes, fruitiers, rosiers et plantes vivaces, en couche de 5 cm en apport
    régulier (de septembre à février).

Dans le potager :

  • à l’automne ou en fin d’hiver : avec un léger griffage pour l’incorporer à la terre,
  • au printemps : entre les rangs de légumes et recouvrir d’un paillis.


À maturité
: un compost mûr convient à tous les usages.

En rempotage ou pour vos nouvelles plantations : remplir les pots d’un mélange d’1/3 de compost mûr et de 2/3 de terre ou terreau.

Dans une jardinière : enlever les 3 premiers cm de terre et remplacer par du compost.

En plantation d’arbres : mélanger 20 % de compost avec la terre dans le trou de plantation.

En paillage nutritif, dans le potager ou le jardin.

Au final

Donc, rien de compliqué vous voyez, et tout le monde y gagne… Alors que ce soit avec un composteur individuel ou collectif, n’hésitez pas à vous y mettre et laissez moi un commentaire sur votre nouvelle habitude, ou si vous avez des conseils à partager.

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme

Lavoisier

Information issu du “compostage  facile” distribuée par TOULOUSE METROPOLE

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3 Comments on “Comment bien démarrer son compostage

  1. Merci pour cet article, je pense m’y mettre. J’aimerais savoir si vous avez des conseils pour réaliser son compostage dans un appartement (avec ou sans balcon).

    • Pour un balcon ou un appartement, d’un point de vue personnel, je ne ferais pas du compostage “traditionnel”.
      Je partirais plus sur :
      Soit une solution de compostage collectif.
      Soit peut-être l’utilisation de lombri composteur.
      Dans tout les cas, faites moi un retour sur la solution que vous choisissez, et les résultats que vous avez, cela m’interresse beaucoup.
      Bon courage

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